
Google offre ses services pour le secteur médical
Deux semaines après le lancement d'HealthVault par Microsoft, Google veut lui aussi se lancer dans le secteur médical. « Cela commencera par la recherche », affirme Marissa Mayer, vice-présidente en charge des produits de recherche et de l'expérience utilisateur de Google. « Google n'est pas un médecin, mais les gens viennent nous voir avec de nombreuses recherches liées à santé. Il y a un grand besoin d'information, que nous devrions finalement remplir. » L'une des solutions pourrait passer par une interface dédiée dans Google Maps pour repérer plus facilement les installations médicales.
La société cherche également un moyen pour stocker et transporter aisément les informations médicales personnelles, de façon à ce qu'elle soit accessible en toute sécurité à tout moment. « Cela n'a aucun sens de garder toutes ces informations sur papier. Elles devraient être numérisées et les gens devraient pouvoir contrôler leurs propres dossiers médicaux », précise Marissa Mayer. Selon elle, ce stockage pourrait prendre la forme d'une clé USB à porter en pendentif ou en porte-clé et protégée par un mot de passe.
Microsoft vient de lancer HealthVault, site qui s'intéresse à la santé des internautes. Décidément, ce secteur est devenu la poule aux oeufs d'or pour les acteurs de l'industrie informatique. Après la guerre qui s'est déroulée et qui persiste pour gagner les marchés publics dans le cadre du DMP notamment, ou encore les annonces d'Orange sur le lancement d'un portail dédié à la santé, c'est donc au tour de Microsoft de sortir ce site pour le moins étonnant. HealthVault permet aux utilisateurs d'Internet de stocker toutes leurs données médicales. Un moteur de recherche agrémenté de services permettra à terme de suivre son poids, l'évolution d'une maladie et obtenir moult informations qui jusqu'alors ne sortaient que de la bouche de nos médecins.
Bien entendu, Microsoft garantit une protection et une confidentialité des données personnelles de chacun, et se rémunère pour le service via la publicité. Forcément une clientèle aussi captive doit valoir cher auprès des laboratoires et autres annonceurs du secteur. D'ailleurs, Microsoft n'est pas le seul à s'intéresser à ce marché juteux puisque Google prévoit de lancer un service similaire baptisé Google Health. Voilà qui devrait sans aucun doute contribuer à combler le déficit de la sécurité sociale : si les patients passent plus de temps sur Internet à suivre leurs maladies et à Diagnostiquer leurs boutons, ils iront moins voir leurs médecins, c'est sûr... Reste à savoir dans quelle mesure les services proposés seront suffisamment sérieux pour qu'ils ne constituent pas un danger pour le malade : la consultation personnelle d'un Vidal est généralement le meilleur moyen de devenir hypocondriaque.
(LMI)